A Pékin, au centre de la ville impériale, la Cité Interdite s'étend sur près d'un kilomètre de long et 760 mètres de large, entourée d'une muraille de 7 mètres de haut et d'un fossé.
Siège du gouvernement et résidence des empereurs, elle comprend deux ensembles architecturaux, chacun composé de trois pavillons situés sur l'axe central sud-nord, selon la cosmologie chinoise.
La Porte de l'Harmonie suprême s'ouvre sur une cour extérieure pouvant accueillir jusqu'à 90 000 personnes. Les trois pavillons, la Salle de l'Harmonie suprême, la Salle de l'Harmonie du milieu et la Salle de l'Harmonie préservée, étaient réservés à la vie officielle de l'empereur (audiences, réceptions, cérémonies ...). La Porte de la Pureté Céleste permettait d'accéder aux appartements privés de l'empereur et de la famille impériale, le Palais de la Pureté céleste, le Pavillon de la sérénité du croisement et le Palais de la Tranquillité terrestre. Une multitude de pavillons sont érigés sur les côtés de l'axe central.
Construite au début du XVème siècle, sous le règne de Yongle, troisième empereur Ming, la Cité Interdite fut rénovée et restaurée à plusieurs reprises. Pendant 500 ans, 24 empereurs des dynasties Ming et Qing s'y succédèrent jusqu'à la proclamation de la République en 1912. La partie sud devint alors résidence du Président de la République, tandis que la partie nord demeura la résidence du dernier empereur de Chine Xuantong, plus connu sous le nom de Pu-Yi. L'empereur et la famille impériale furent contraints de quitter la Cité Interdite en 1924. Quelques années plus tard, elle fut transformée en musée.
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La colline de charbon
Au-delà de la Porte du Génie Militaire, au nord de la Cité Interdite, la colline de charbon ou colline de la contemplation offre un magnifique panorama sur le Palais impérial avec tous ses toits dorés et Pékin. Cette colline artificielle, élevée avec les remblais des étangs, marécages et douves de la Cité Interdite était censée protéger le Fils du Ciel des mauvaises influences venant du nord. |
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Cette colline a été le théâtre tragique de la fin de la dynastie Ming. L'appauvrissement des campagnes dû à l'absence de digues évitant l'inondation des cultures, la faillite financière de l'Etat, la corruption des fonctionnaires et des eunuques puissants, furent à l'origine d'insurrections qui amenèrent, en 1644, des rebelles aux portes de la Cité Interdite. Fuyant devant les assaillants, l'empereur Chongzhen se pendit à un arbre de la colline de charbon.
La symbolique impériale
En Chine, la terre étant considérée comme un carré, chaque côté de ce carré représentait une direction cardinale. Le centre, position d'équilibre du yin et du yang et synonyme de raison et de maturité, symbolise l'empereur.
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Un élément, une couleur et une saison correspondent à chaque point cardinal, ainsi le sud est associé au feu, au rouge et à l'été, l'ouest est associé au métal, au tigre blanc, et à l'automne, le nord est associé à l'eau, au noir et à l'hiver, enfin l'est est associé au bois, au dragon, et au vert ou bleu. La Cité interdite est orientée sud-nord puisque l'empereur devait se protéger des influences néfastes (vents, mauvais génies, invasions) venant du nord, alors que le sud apportait chaleur et bienfaits. |
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La couleur de l'empereur est le jaune. C'est pourquoi les toitures des palais, en forme de pagode, sont recouverts de tuiles vernissées de couleur jaune. Ornant chaque angle, de petits animaux protégeaient de la foudre et du feu. On retrouve aussi cette couleur dans ses vêtements, et dans la vaisselle de porcelaine monochrome.
Les murs de la Cité Interdite sont peints en rouge, symbole du sud, mais également signe de joie et de fête. Les plafonds des salles sont décorés de motifs verts et bleus, couleurs évoquant le ciel et l'eau. Les portes monumentales, peintes en rouge, sont garnies de neuf rangées de neuf clous dorés.
Le chiffre neuf, le plus élevé, était réservé à l'empereur. Une seule porte ne comporte que sept rangées de sept clous, celle par laquelle, paraît-il, sortait l'empereur pour son voyage vers l'éternité.
Synonyme de fertilité et de bon augure, le dragon à cinq griffes, animal céleste sortant des eaux, est le symbole de l'empereur et est représenté dans de nombreux endroits de la Cité Interdite.
L'emblème de l'impératrice est un oiseau mythique, le phénix. Il n'apparaît qu'en période de paix et de prospérité
D'autres animaux veillent et protègent la Cité Interdite.
Un couple de lions garde les issues. Le mâle, une patte appuyée sur une boule évoque le pouvoir et le prestige. La femelle une patte sur son lionceau, suggère la continuité.
La tortue carrée à la base et ronde par sa carapace symbolisait l'univers.
La grue était signe de longévité et d'immortalité.
Les eunuques
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
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Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. |
| Les mandarins
Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était la Maison impériale, formée de sept directions et de trois cours, gérant les bâtiments, les domaines de l'empereur, le trésor et les magasins impériaux. Elle contrôlait également les concubines et les eunuques et se chargeait de faire respecter les rites et les cérémonies. Les fonctionnaires qui y étaient attachés étaient des mandarins de très haut rang. Leur relation intime avec l'empereur leur conférait un prestige unique.
La Cité Interdite comportait aussi des services indispensables à la vie d'une communauté, écoles pour les enfants, bibliothèques, archives, ateliers d'art, collections d'armes et d'objets précieux où travaillaient de nombreux fonctionnaires de grades plus ou moins élevés.
Les examens impériaux
Mis en place sous les Han, au 2ème siècle avant notre ère, les examens visaient à recruter des fonctionnaires pour l'administration de l'Empire. Le programme, toujours basé sur le confucianisme, varia mais resta toujours centré sur les classiques d'histoire et de philosophie.
Sous les Qing, les examens se déroulaient en trois parties. La réussite aux épreuves locales était indispensable pour accéder aux examens provinciaux puis nationaux qui se déroulaient tous les trois ans à Pékin. Les lauréats passaient enfin une dernière épreuve dirigé par l'empereur ou un très haut fonctionnaire, dans la salle de l'Harmonie préservée de la Cité Interdite. |
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
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Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. |
| Les mandarins
Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était la Maison impériale, formée de sept directions et de trois cours, gérant les bâtiments, les domaines de l'empereur, le trésor et les magasins impériaux. Elle contrôlait également les concubines et les eunuques et se chargeait de faire respecter les rites et les cérémonies. Les fonctionnaires qui y étaient attachés étaient des mandarins de très haut rang. Leur relation intime avec l'empereur leur conférait un prestige unique.
La Cité Interdite comportait aussi des services indispensables à la vie d'une communauté, écoles pour les enfants, bibliothèques, archives, ateliers d'art, collections d'armes et d'objets précieux où travaillaient de nombreux fonctionnaires de grades plus ou moins élevés.
Les examens impériaux
Mis en place sous les Han, au 2ème siècle avant notre ère, les examens visaient à recruter des fonctionnaires pour l'administration de l'Empire. Le programme, toujours basé sur le confucianisme, varia mais resta toujours centré sur les classiques d'histoire et de philosophie.
Sous les Qing, les examens se déroulaient en trois parties. La réussite aux épreuves locales était indispensable pour accéder aux examens provinciaux puis nationaux qui se déroulaient tous les trois ans à Pékin. Les lauréats passaient enfin une dernière épreuve dirigé par l'empereur ou un très haut fonctionnaire, dans la salle de l'Harmonie préservée de la Cité Interdite. |
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En Chine, la terre étant considérée comme un carré, chaque côté de ce carré représentait une direction cardinale. Le centre, position d'équilibre du yin et du yang et synonyme de raison et de maturité, symbolise l'empereur.
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Un élément, une couleur et une saison correspondent à chaque point cardinal, ainsi le sud est associé au feu, au rouge et à l'été, l'ouest est associé au métal, au tigre blanc, et à l'automne, le nord est associé à l'eau, au noir et à l'hiver, enfin l'est est associé au bois, au dragon, et au vert ou bleu. La Cité interdite est orientée sud-nord puisque l'empereur devait se protéger des influences néfastes (vents, mauvais génies, invasions) venant du nord, alors que le sud apportait chaleur et bienfaits. |
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La couleur de l'empereur est le jaune. C'est pourquoi les toitures des palais, en forme de pagode, sont recouverts de tuiles vernissées de couleur jaune. Ornant chaque angle, de petits animaux protégeaient de la foudre et du feu. On retrouve aussi cette couleur dans ses vêtements, et dans la vaisselle de porcelaine monochrome.
Les murs de la Cité Interdite sont peints en rouge, symbole du sud, mais également signe de joie et de fête. Les plafonds des salles sont décorés de motifs verts et bleus, couleurs évoquant le ciel et l'eau. Les portes monumentales, peintes en rouge, sont garnies de neuf rangées de neuf clous dorés.
Le chiffre neuf, le plus élevé, était réservé à l'empereur. Une seule porte ne comporte que sept rangées de sept clous, celle par laquelle, paraît-il, sortait l'empereur pour son voyage vers l'éternité.
Synonyme de fertilité et de bon augure, le dragon à cinq griffes, animal céleste sortant des eaux, est le symbole de l'empereur et est représenté dans de nombreux endroits de la Cité Interdite.
L'emblème de l'impératrice est un oiseau mythique, le phénix. Il n'apparaît qu'en période de paix et de prospérité
D'autres animaux veillent et protègent la Cité Interdite.
Un couple de lions garde les issues. Le mâle, une patte appuyée sur une boule évoque le pouvoir et le prestige. La femelle une patte sur son lionceau, suggère la continuité.
La tortue carrée à la base et ronde par sa carapace symbolisait l'univers.
La grue était signe de longévité et d'immortalité.
Les eunuques
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
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Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. |
| Les mandarins
Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était la Maison impériale, formée de sept directions et de trois cours, gérant les bâtiments, les domaines de l'empereur, le trésor et les magasins impériaux. Elle contrôlait également les concubines et les eunuques et se chargeait de faire respecter les rites et les cérémonies. Les fonctionnaires qui y étaient attachés étaient des mandarins de très haut rang. Leur relation intime avec l'empereur leur conférait un prestige unique.
La Cité Interdite comportait aussi des services indispensables à la vie d'une communauté, écoles pour les enfants, bibliothèques, archives, ateliers d'art, collections d'armes et d'objets précieux où travaillaient de nombreux fonctionnaires de grades plus ou moins élevés.
Les examens impériaux
Mis en place sous les Han, au 2ème siècle avant notre ère, les examens visaient à recruter des fonctionnaires pour l'administration de l'Empire. Le programme, toujours basé sur le confucianisme, varia mais resta toujours centré sur les classiques d'histoire et de philosophie.
Sous les Qing, les examens se déroulaient en trois parties. La réussite aux épreuves locales était indispensable pour accéder aux examens provinciaux puis nationaux qui se déroulaient tous les trois ans à Pékin. Les lauréats passaient enfin une dernière épreuve dirigé par l'empereur ou un très haut fonctionnaire, dans la salle de l'Harmonie préservée de la Cité Interdite. |
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
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Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. |
| Les mandarins
Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était la Maison impériale, formée de sept directions et de trois cours, gérant les bâtiments, les domaines de l'empereur, le trésor et les magasins impériaux. Elle contrôlait également les concubines et les eunuques et se chargeait de faire respecter les rites et les cérémonies. Les fonctionnaires qui y étaient attachés étaient des mandarins de très haut rang. Leur relation intime avec l'empereur leur conférait un prestige unique.
La Cité Interdite comportait aussi des services indispensables à la vie d'une communauté, écoles pour les enfants, bibliothèques, archives, ateliers d'art, collections d'armes et d'objets précieux où travaillaient de nombreux fonctionnaires de grades plus ou moins élevés.
Les examens impériaux
Mis en place sous les Han, au 2ème siècle avant notre ère, les examens visaient à recruter des fonctionnaires pour l'administration de l'Empire. Le programme, toujours basé sur le confucianisme, varia mais resta toujours centré sur les classiques d'histoire et de philosophie.
Sous les Qing, les examens se déroulaient en trois parties. La réussite aux épreuves locales était indispensable pour accéder aux examens provinciaux puis nationaux qui se déroulaient tous les trois ans à Pékin. Les lauréats passaient enfin une dernière épreuve dirigé par l'empereur ou un très haut fonctionnaire, dans la salle de l'Harmonie préservée de la Cité Interdite.
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Place TianAnMen
Place TianAnMen
Tiananmen Guangchang , cette vaste chausée déserte au coeur de Beijing, est une création de Mao, de meme que China′an Jie, la voie qui y mène. Durant la Révolution culturelle, Mao, arborant le brassard des Gardes rouges, passait en revue des défilés qui rassemblérent jusqu′a un million de personnes. En 1976, un million de citoyens envahirent la place pour lui render un dernier homage. En 1989, les chars d′assaut de l′armée écraserènt les manifestants réclament la démocratie.
Aujourd′hui, losque le temps s′y prete, les passants se prominent le soir sur la place, les enfants font voler des cerfsvolants des ballons. La place et ses alentours abritent un étonnant mélange de monuments anciens et modernes:Tiananmen (porte de la Paix céleste), le Zhongguo Geming Lishi Bowuguan(musée d′histoire de la révolution chinosie), le palais de l′Assemblée du people, Qian Men (porte du Devant), la mausolée de Mao et le RénminYingXiong Jinianbei(monument aux Héros du peuple. Sur le codé ouest du palais de l′Assimblée du Peuple, le nouveau théatre national est en construction (et doit etre achevé en 2002). A l′issue d′un concours international , qui a duré un an et demi, le Comité central a opté pour le projet de l′architecte francais Paul Andreau, don’t ledifice de verre et de titane a été comparé àun oeuf, une bulle et un tumulus funéraire impérial.
En vous levant tot, vous pourrez assister au lever du drapeau, exécute des l′apparition du soleil par des soldats de l′ALP, entraines à marcher au rythme de 108 par à la minutes, 75cm par pas. La cérémonie inverse à lieu au coucher du soleil , mais une foule dense cache généralement les soldats. Sur la place, un panneau électronique annonce les heures des cérémonies du matin pour les deux jours suivants. La place a été rénovée en 1999, pour le 50e anniversaire de la RPC. Du granit rose a remplacé le ciment gris(les anciennes dalles ont servi à la construction du premier cinéma drive-in du pays) et des pelouses agrémentent désormais certaines parties de la place. Le soir, des ampoules très puissantes l′illuminent.
Il est interdite de circuler à bicylette(mais pas en char d′assaut) sur la place Tiananmen , mais on peut la traverser en tenant son velo à la main. Le traffic se fait en sens unique dans les auenues nord-sud bordang la place.
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法语-明十三陵 les tombeaux des ming
les tombeaux des ming
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Sur les seize empereurs que compte la dynastie Ming, treize ont été inhumés dans la nécropole au nord de Pékin. Les deux premiers empereurs, Hongwu et Jianwen, reposent à Nankin, alors capitale de l'Empire. Chongzen, seizième et dernier empereur de la dynastie est enterré sur la Colline de charbon, près de la Cité Interdite. En 1420, lors du transfert de la capitale à Pékin et de son installation dans la Cité Interdite, toute neuve, l'empereur Yongle charge les géomanciens de trouver un site propice pour créer une nécropole. Ils choisissent un amphithéâtre entouré de collines et traversé d'une rivière. |
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La sépulture de Yongle constitue le centre du cimetière. Les autres tombeaux des Ming sont disposés en éventail autour de la voie des âmes. Cette longue allée est bordée de 36 statues de pierre, 12 dignitaires civils et militaires et 12 paires d'animaux (lions, licornes, chameaux, éléphants, chevaux et chimères). Ces statues, nichées dans un somptueux décor de verdure, semblent former une garde d'honneur.
Le tombeau de Yongle est resté inviolé, mais on sait que 16 concubines furent emmurées vivantes à ses côtés. Le seul tombeau accessible aux visiteurs est celui de Wanli (1573 -1620). L'impératrice et une concubine furent enterrées (à leur mort) aux côtés de l'empereur. La coutume barbare avait été abolie. |
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Des objets funéraires d'une grande richesse furent trouvés dans les différentes pièces du tombeau, robes de cour, brocarts, jades, coiffes, coffres laqués, évoquant la grandeur et le raffinement de l'époque Ming. |
北京天坛(法语)

Tiantan Gongyuan (天坛)
Parc du temple du Ciel
Petfection de l′iarchitecture Ming, le Tiantan ou temple du Ciel symbolize aujourd′hui Beijing. On le reproduit partout, sur les dépliants touristiques et sur les étiquettes d′innombrables produits, du baume du Tigre aux accessoirs de plomberie. Il se situe dans les 267 ha du tiantan gongyuan, doté de quatre portes aux quatre points cardinaux et bordé de murs au nord et à l′est. Le Fils du Ciel y célébrait autrefois des rites solennels, desinés a favoriser les moissons, à obtenir la clémence diving et à prendre sur lui les péchés du people.
Les temples, vus en perspective aérienne, sont ronds sur des bases carrées, reflétant l′ancienne croyance chinoise selon laquelle le ciel est rond et la terre carrée. De meme, l′extrémité nord du parc est semi-circulaire et l′extrémité sud, carree.
Edifié en 1530 et reconstruit en 1740, le yuanqiu(Autel circulaire), de 5m de haut, comporte trios terrasses de marbre blanc superposés, dont la construction géométriquec Repose sur le chiffre impérial 9. les chiffres impairs etaient consideres comme célestes, et le 9 est le plus grand chiffre impair. La terrasse supérieure, symbolisant le ciel, comprend neuf circles de dalles de Pierre,chacun composé de multiples de 9. si bien que le dernier cercle comprend 81 dalles.le nombre des marches et des balustrades est également un multiple de 9.lorsque l′on se tient au center de la terrasse supérieure et que lon prononce un mot, il se repercute sur les balustrades de marbre en amplifiant le son (neuf fois).
Au nord de l′autel, le huiyubi(mur de lEcho), un enclos circulaire de 65 m de diamèter, entoure la Voute céleste impériale. S′il n′y a pas foule, un chuchotement émis àl′opposé s′entend parfaitement.
La Vouté céleste impériale, un batimeng octagonal, fut érigé à la meme époque que l′Autel circulaire, et suivant les proportions du temple de la Prière pour de bonnes moissons, plus ancien .il renfetmait kes tablettes des ancetres de l′emoereur, utilisées pendant les cérémomies du solstice d′hiver. Une allée pare de la Voute impériale:à ganche s′élève un petit monticule du à l′excavation d′abris antiaériens; à droite se present quantité de boutiques de souvenirs.
Edifice majeur de ce complexe, le qiniandian(temple de la Prière pour de bonnes moissons) est une magnifique structure érigee sur trios terrasses de marbre superposées. On ne peut qu′admirer l′ingéniosité des maitres d′oeuvre de ce temple de 38 m de haut et de 30 m de diamètre, dont les piliers de bois supportent le plafond sans clou ni ciment!Construit en 1420, il fut réduit en cendres en 1889 et les tetes tombèrent en proportion du dommage. Une reproduction fidele, basée sur les techniques architcturales Ming, fut édifiée l′année suivante.

Batiments nationaux et monuments
La Cité Interdite (故宫—紫禁城)
La Cité Interdite(Zi Jin Cheng)—ainsi nommée parce que,pendant cinq siécles, raresfurent ceux qui purent y pénétrer –est le plus gigantesque et le mieux préservé des ensembles architecturaux chinois. Elle servit de résidence à deux dynasties impérials, les Ming et les Qing, qui n′en sortaient qu′en cas de nécessité absolue.
Les qutorités insistent pour l′appeler le Palais Musée(GuGong). Quel que soit son nom, le compiexe ouvre tous les jours de 8h30 à 17h, les guichets ferment à 15h30. il y a deux siécles , on aurait payé de sa vie l′entree dans la Cité Intetdite; aujoud′hui ,30 y suffisent pour obtenir ce privilège, ou 50 y si vous voulez visiter toutes les salles d′exposicaution. Moyennant 30 y supplémentaires et une caution (votre passeport par exemple), une cassette (enregistrée en plusieurs langues ) guidera votre exploration. Pour qu′elle s′avère utile, vous devrez entrer par la porte Sud et sortir par la porte Nord.
Beaucoup d′etrangers confondent la porte TianAnMen avec l′entrée de la Cité Interdite, car elles se jouxtent et ne sont signalées qu′en chinois. Ainsi, certains achetènt par mégarde un billet pour TianAnMen, qui ne donne accès qu′a la partie supérieure de la porte. Pour arriver aux guichets de laCité Intetdite, continuez vers le nord jusqu′a ce vous ne puissiez plus avancer sans payer.
La construction de la Cité ,enterprise entre 1406 et 1420 par l′empereur y ongle, exigea une véritable armée d′ouvriers, estimes à un million. Les empereurs dirigeaient la China depuis ce palais, souvent de manière chaotique, car ils avaient tendance à perdre tout contact avec la réalité dans ce petit univers clos et aà laisser le pouvoir aux mains des eunuques de la cour. Un empereur consacra la totalitéde son règne à la menuiserie et fut enchanté lorsqu′un séisme secoua la Cité (signe de mauvais augure pour l′empire), lui donnant ainsi l′occasion de renover les batiments.
Les édifices visibles aujoud′hui datent pour la plupart du XVIIIe siècle, de meme que quantité de batiments restaurés ou reconstruits de BeiJing. Le palais était fréquemment la proie des flames: une fete des lanterns , combinée qu vent du désert de Gobi, ou des feux d′artifices, suffisaient à allumér un incendie. Ces derniers étaient parfois volontairement allumés par les ennuques ou par des courtesans désireux de s′enrichir grace aux travaux de reconstruction. Les douves entourant le palais , aujoud′hui dédiées au canotage , se révelèrent fort utiles, les pompiers n′étant pas dignes d′éteindre les falmmes royals. En 1664, les Mandchous réduisirent le palais en cendres, tout comme les livres rares, les peintures et les calligraphies.
Au cours du XXe siècle, le palais fut pillé à deux reprises: d′aord par les troupes japonaises, puis par le Goumeindang qui, à la veille de la prise du pouvoir par les communists en 1949, emporta des milliers d′objets precieux à TaiWan, ou ils sont aujourd′hui exposés au Musée national de TaiPei. Les vides ont été comblés par des trésors (objets anciens, découvertes récentes et reproductions) provenant d′autres regions de la Chine. Seule une petite partie de cette collection est exposée.
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法语-长城 la grande muraille
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la grande muraille
Dès le Vème siècle avant J.C., les chinois décidèrent la construction de murs qui protégeraient la frontière Nord de la Chine des hordes barbares. Deux siècles plus tard, le premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi (dynastie des Qin) décida de relier tous ses tronçons pour en faire une grande muraille.
700 000 ouvriers (forçats, soldats et paysans) furent alors réquisitionnés pour réaliser cet ouvrage colossal qui serpente sur près de 4 000 km, de la mer jusqu'à l'ouest de Gansu. Beaucoup périrent pendant la construction à tel point qu'on la surnomma à l'époque "le plus grand cimetière du monde". |
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Devenue inutile sous les Tang, les Song et les souverains barbares Wei qui avaient conquis les territoires situés au-delà de la grande muraille, elle fut abandonnée. Dès 1368, à l'époque des Ming, la menace mongole et mandchoue se faisant plus pressante, la muraille est restaurée et allongée. Elle n'empêchera pas les Mongols et les Mandchous de s'emparer, quelques siècles plus tard de la Chine.
Entièrement construite en terre battue, avec quelques parements de brique séchée, la grande muraille (en chinois, le long mur des 10 000 li) mesure de 8 à 18 m de hauteur, pour 6 de largeur à son sommet. Elle se présente sous la forme d'un simple mur du côté chinois et est rehaussée de créneaux de l'autre. Les défenseurs, protégés par cette construction, pouvaient tirer sur les assaillants. La grande muraille est jalonnée de 25 000 bastions et 15 000 tours de guet. En cas de danger, les soldats émettaient, du haut de ces tours, des signaux de fumée pour prévenir la capitale. Aux abords, des cantonnements militaires pouvaient héberger des troupes prêtes à intervenir. |
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Malgré tous ces efforts et cette grande technicité pour l'époque, son efficacité ne fut jamais démontrée. Il aurait fallu un nombre considérable de soldats pour surveiller les quelque 4 000 km et ce ne fut jamais le cas.
Si aujourd'hui, les soldats ont disparu, ils ont laissé la place à une horde de touristes venus du monde entier à l'assaut de cette impossible muraille. La promenade, si elle vaut largement le voyage en Chine pour la vision époustouflante, à perte de vue, sur les remparts perdus dans la montagne, n'est pas tout à fait une promenade de santé. Les plans y sont inclinés (très inclinés), les escaliers gigantesques, et la progression difficile. Mais quel spectacle grandiose !
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法语-颐和园 le palais d'ete
le palais d'ete
Erigé au nord de Pékin à la demande des empereurs Tsing (Qing) Yonzheng et Qianlong (Chienlong), au début du XVIIIème siècle, le Palais d'été était une merveille de l'art chinois. Qianlong, passionné d'antiquités et de techniques nouvelles, reçut à la cour des missionnaires jésuites, comme Castiglione, peintre réputé et jésuite d'origine italienne.
Détail d'une peinture
Le jardin du palais d'étéLe Palais d'été était le reflet de ce goût pour l'art. C'était un véritable Versailles chinois dans un décor où l'eau et le vallonnement naturel ou artificiel jouaient un rôle prédominant. Jardins, canaux, ponts et constructions se fondaient harmonieusement autour du lac Kunming de 210 ha sur les 290 du site.
En 1860, lors de la seconde guerre de l'opium, sous le règne de l'empereur Xianfeng, le Palais d'été fut pillé, saccagé et brûlé par les troupes franco-britanniques.
Lorsque l'empereur mourut en 1861, c'est Tongzhi, fils que lui a donné sa concubine Tseu-Hi (Cixi), élevée au rang d'Impératrice douairière, qui monta sur le trône. Pendant son règne de 1861 à 1875, Tseu-Hi prit le devant de la scène et diriga effectivement l'Empire. A sa mort, en 1875, le nouvel empereur Guangxu, avait trois ans. Tseu-Hi obtint donc la tutelle et assura la régence.
En 1888, elle décida de restaurer le Palais d'été. Pour combler ses désirs, elle puisa dans les fonds alloués à la Marine Impériale pour faire renaître le Palais d'été.
Le bateau de marbre
Le jardin du palais d'étéAu début de chaque printemps, elle quittait la Cité Interdite, accompagnée de Guangxu et d'eunuques à son service pour savourer la fraîcheur du Palais d'été, situé à une dizaine de kilomètres de Pékin.
Elle donnait audience, avec l'empereur, dans la salle de la Bienveillance et de la Longévité, se promenait dans le Jardin de la Joie et de l'Harmonie, donnait des fêtes et des réceptions sur le Bateau de marbre et se reposait dans ses appartements du Palais de la Joie et de la Longévité.
Mais, pendant ce temps, l'Empire était menacé de toutes parts. Les Japonais et les Occidentaux convoitaient la Chine, deux courants de pensée divisaient les hauts fonctionnaires. Tandis que Tseu-Hi soutenait les conservateurs, Guangxu appuyait les partisans de la réforme. Une lutte administrative s'engaga entre l'empereur et l'impératrice douairière. Des édits impériaux contradictoires fusèrent.
En 1898, Tseu-Hi fit arrêter et séquestrer Guangxu dans une des nombreuses demeures du Palais d'été et reprit seule le pouvoir. Dix ans plus tard, Guangxu, toujours enfermé, mourut mystérieusement, presque en même temps que Tseu-Hi. Le règne de Pu-Yi, successeur de Guangxu, verra, quelques années plus tard, la chute de la dynastie Tsing et de l'Empire du Milieu.
Détail d'une peinture
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